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Drancy : présentation de la commune
Dans la première moitié du XIXe siècle, la croissance industrielle et démographique de Paris, et l’essor des voies de communication, accélèrent le développement des villages comme Drancy qui entourent la capitale. Pour satisfaire aux besoins exponentiels de la ville, les communes rurales augmentent fortement leur production agricole. Mais l’habitat reste très localisé, les grandes fermes se concentrant principalement le long des rues de la République, Saint-Denis et Rigaud. Avec l’arrivée du chemin de fer, l’urbanisation des terres agricoles va modifier profondément la physionomie de la commune. Le premier tronçon de la ligne Paris-Soissons est mis en service en 1858, avec l’ouverture d’une gare à l’entrée de Drancy, sur la partie de son territoire annexée au Bourget en 1877. La ligne de chemin de fer de Grande Ceinture mise en service en 1882 passe elle aussi à la périphérie de la commune. Le développement des implantations industrielles venu de la Plaine-Saint-Denis, en passant par Aubervilliers et La Courneuve, s’est heurté aux emprises ferroviaires, et la grande industrie a pris la direction du Bourget et de Blanc-Mesnil en délaissant Drancy, à l’exception du quartier de l’Economie.
La ville se caractérise ainsi par l’importance du domaine ferroviaire (1/7e de sa superficie) ; elle se distingue également par la prédominance de la fonction résidentielle. La situation excentrique du chemin de fer et l’absence de grandes emprises industrielles ont laissé libres les terrains agricoles pour accueillir l’habitat des ouvriers, parisiens d’abord, puis originaires des communes industrielles voisines. Le phénomène de lotissement a commencé à la fin du XIXe siècle avec l’installation par la Compagnie de chemin de fer du Nord, de l’importante Cité du Nord. A côté de cet ensemble planifié, la ville s’est couverte progressivement de baraques sommaires sur des terrains lotis sans équipement aucun, et non viabilisés. Le mouvement des mal lotis a trouvé son apogée entre les deux guerres et a contraint l’Etat à légiférer pour maîtriser l’urbanisation.
Parallèlement à cette croissance de l’habitat individuel et pour faire face à l’explosion démographique, les premières tentatives de logement social collectif sont menées dans le cadre des cités-jardins. Après-guerre, la ville devient le terrain d’exercice d’un certain nombre d’architectes de renom qui donnent forme à la politique de l’habitat et à la politique municipale en terme d’équipements publics.
Ainsi Marcel LODS va devenir l’architecte de la ville et réaliser plusieurs opérations importantes après avoir réalisé avant-guerre la Cité de la Muette, classée en mai 2001 au double titre de son intérêt architectural et urbain, et de la mémoire nationale. De nombreuses réalisations d’habitat social remarquables vont se succéder à l’intérieur du noyau historique de l’agglomération, jusqu’à l’actuelle ZAC centre-ville. Concernant la Cité de la Muette, il importe de rappeler qu’elle fut le principal camp d’internement puis de déportation des juifs en France.
Toutes les formes d’habitat, de logement individuel et collectif sont richement représentées, avec des exemples de grande qualité. Les nombreux équipements et l’architecture ferroviaire constituent les autres points forts dans ce paysage. La Maison Orange La Maison Orange, qui balise le carrefour des rues Fernand-Péna et Roger-Salengro, est construite à la fin des années 1960 sur les plans des architectes Lods et Rivière. Elle est emblématique de la volonté des municipalités de gauche et particulièrement communistes de pallier le sous-équipement culturel pour la jeunesse par le lancement d’un vaste programme de construction de Maisons de Jeunes et de la Culture. Son plan est un pentagone. Le premierétage, entourant un patio hexagonal, déborde par rapport au rez-de-chaussée conçu comme un soubassement et est partiellement soutenu par des piliers. La coupole octogonale de la salle de danse surplombe le bâtiment. La MJC occupe le premier étage, alors que le conservatoire de musique municipal et un marché couvert sont au rez-de-chaussée. Cette polyvalence, ainsi que son architecture singulière, en font un édifice phare dans le quartier. A l’origine, la façade de la MJC était constituée d’un bardage de panneaux préfabriqués, composés avec des capteurs de lumière en forme de houteaux. En 2000, le bardage de la façade est remplacé par des plaques de cuivre vert de gris. Le Centre Culturel du Parc Destiné à remplacer la Salle des Fêtes, le Centre Culturel du Parc est inauguré en 1993. Situé sur un axe urbain majeur au carrefour de l’Avenue Marceau et de la rue Sadi-Carnot, il a été conçu par l’architecte Jean-Louis Godivier « comme un monument » de volumétrie insolite et multicolore. A l’arrière de l’équipement, une vaste esplanade a été aménagée. Le sport se pratique à Drancy depuis la fin du XIXe siècle puisque dès 1877 se crée l’Union Sportive du Nord, club de football des cheminots de la Cité du Nord. D’autres clubs de gymnastique et cyclisme seront fondés par la suite. Sous l’égide de l’association Art et Sport, fusion en 1939 de l’Union sportive ouvrière de Drancy avec deux autres clubs locaux, se crée une dynamique autour du « sport pour tous ». Avant-guerre, 3 stades (René Dewerpe, Paul André et Charles Sage) sont à la disposition des sportifs. Après la Libération, la municipalité va s’efforcer d’accompagner le dynamisme des clubs. En 1950, est inauguré le premier gymnase communal (Auguste Delaune). Avec ses 922,5 m2, il est l’un des plus grands de France. Il faut attendre les années 1960, pour que la Ville et l’office HLM profitent des programmes de logements pour y inclure de nouveaux gymnases. Ces derniers sont alors intégrés aux équipements scolaires pour en faire bénéficier les enfants des écoles : gymnases Roger Salengro (1961), Marcel Cachin (1962), Paul Langevin et Romain Rolland (1965). En 1964, le stade Charles Sage est rénové, offrant une pelouse, une piste cendrée et des tribunes de 800 places. D’autres établissements verront le jour jusqu’au gymnase Liberté (1992) tissant un maillage dense d’équipements sportifs.
Le stade nautique (Avenue Paul-Vaillant Couturier), inauguré en 1968, retient particulièrement l’attention en raison de l’histoire mouvementée de sa réalisation et de la qualité de son architecture. Il faudra sept ans entre l’achat du terrain et son ouverture. La difficulté de la municipalité pour trouver des financements est emblématique des problèmes que doivent affronter les communes pauvres pour équiper leur territoire. Une véritable bataille est menée par le maire pour l’obtention de crédits (en fait 13 % seulement du coût total) avec conférences de presse et pétitions recueillant plus de 20.000 signatures. Conçu par les architectes Ch. Bouillard, et R.L. Marcoz, l’ensemble comprend le hall de quatre bassins sous une coupole, le bâtiment des locaux d’exploitation et les vestiaires reliés entre eux par des galeries s’ordonnant autour de jardins intérieurs. L’originalité du volume en coupole des bassins répond à la volonté de traduire « le caractère et le rôle de pivot et de signal que son positionnement au coeur de la ville confère à la piscine » à deux pas du centre-ville rénové. Conçue par l’ingénieur S. du Château, la couverture est constituée d’une résille tubulaire apparente de l’intérieur, supportant une coupole de 45 m² de diamètre. L’ensemble repose sur de fins poteaux métalliques en V autorisant un large vitrage sur tout le pourtour. L’éclairage en partie fluorescent et l’acoustique étudiée pour supprimer l’effet de résonance contribuent à la qualité du lieu. 4. INFRASTRUCTURES POUR LA JEUNESSE
À Drancy, il existe... Trois maisons des jeunes et de la culture : Deux maisons de quartiers : La salle d'activités Jean Macé qui comprend la maison du temps libre accueille les activités du quartier de l'Économie. Il existe également divers services et associations pour la jeunesse. |
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